Comment le syndicalisme et les représentants du personnel peuvent-il s’emparer des ambitions du Grenelle de l’environnement pour renforcer leur action et favoriser la transition vers un « développement humain durable » ? Une question au coeur du colloque du 17 décembre 2009 organisé par la CGT et l’URIF en coopération avec Emergences. Près de 150 militants syndicaux et représentants du personnel de différents secteurs (transports, construction, finances, énergie…) et structures territoriales et confédérales de la CGT ont répondu présents, malgré la neige. Une affluence qui confirme l’intérêt syndical pour les enjeux du développement durable, dont le volet social est trop souvent négligé par les autres acteurs… Le colloque a aussi constitué la base d’une réflexion partagée entre différentes organisations de la CGT sur les enjeux revendicatifs de cette problématique.
La CGT a consacré la revendication d’un « développement humain durable » lors de son 49ème Congrès pour marquer le caractère fondamental de la dimension sociale. Les transitions en cours liées au défi énergétique et environnemental supposent en effet des évolutions socio-économiques considérables, mais différenciées. Elles portent sur la nature de la production, l’emploi, les conditions de travail, les technologies utilisées, les objectifs de consommation… Le sens et les effets concrets de ces évolutions concernent donc directement les salariés. Le syndicalisme doit peser sur les choix, pour un développement humain durable. En tenant compte que de « nouveaux » acteurs sont mobilisés, notamment les associations écologiques, les usagers et les consommateurs, les collectivités territoriales.
Les représentants du personnel ont, vis-à-vis de ces évolutions, un rôle essentiel à jouer. En cherchant à comprendre comment ces transitions jouent ou doivent jouer au niveau de l’entreprise ou du territoire local. En mesurant leurs conséquences pour les salariés. En pesant sur la définition des choix stratégiques des entreprises. En gagnant de nouveaux droits d’intervention sur ceux-ci. Les prérogatives attachées aux institutions représentatives du personnel constituent à cet égard un levier important. Pour comprendre les enjeux et les situations auxquels les salariés sont, dans leur entreprise, confrontés et défendre leurs intérêts dans la perspective d’un développement humain durable.
Pour une présentation du colloque « Développement durable et syndicalisme. Le Grenelle de l’environnement : quels enjeux pour les transports et la construction en Ile-de-France ? », voir le site : www.developpementdurable-syndicalisme.fr
Les actes seront disponibles à la fin du mois de janvier. Pour les obtenir, contacter Julien Lusson, jlusson@emergences.fr ; 01 55 82 17 77.




