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Définition des TMS

Les différents troubles musculo-squelettiques

1) Les troubles musculo-squelettiques localisés. Ces affections sont relativement faciles à identifier par la victime et simples à constater par le médecin. Il existe déjà une vaste connaissance de ce type d’affections dans le monde scientifique. Un désordre musculo-squelettique localisé est limité à une partie déterminée du corps (par exemple le poignet) et facile à localiser (un tendon qui fait mal). Des exemples bien connus sont la tendinite classique, l’épicondylite (dont souffrent beaucoup de joueurs de tennis) et le syndrome du canal carpien. Les tendons sont particulièrement vulnérables, notamment parce qu’ils sont peu élastiques et dès lors plus fragiles que les muscles, par exemple lors de mouvements brusques. Comme leur irrigation sanguine est faible, le processus de guérison est plus lent.

2) Les troubles musculo-squelettiques diffus. Ce type d’affections se caractérise par une fatigue musculaire, des douleurs, une sensation d’irritation ou de fourmillement et souvent aussi par un affaiblissement musculaire. Il n’est généralement pas facile pour la victime de préciser le moment où la blessure s’est produite. Ces affections diffuses sont en général plus fréquentes que les lésions localisées. Elles sont aussi plus difficiles à traiter.

Les principales affections

La tendinite : L’utilisation fréquente d’un muscle ou d’un tendon peut provoquer une tendinite. Lorsque la charge subsiste, certains tissus du tendon risquent même de se déchirer, notamment à l’endroit où la pression exercée est la plus forte. Cela peut notamment être le cas à l’endroit ou le tendon entre en contact avec le squelette. Le tendon touché gonflera, sera douloureux et s’il n’a pas le temps de guérir, finira par s’affaiblir.

La ténosynovite ou tendovaginite : Dans certaines parties de la main et du poignet, les tendons glissent dans une espèce de gaine remplie d’un liquide facilitant le glissement. Cette gaine est appelée tendovagin. Une surcharge peut diminuer la quantité de liquide et causer une friction entre le tendon et la gaine. Cette partie du corps sera chaude, sensible, voire douloureuse. La tendovaginite peut également être provoquée par l’utilisation du poignet dans une posture inhabituelle, qui est ainsi exposée à une pression trop grande.


L’épicondylite : Cette affection se caractérise par une lésion du muscle ou du tendon proche d’une articulation. Les parties du corps exposées sont notamment le coude et l’épaule. Causes principales : une surcharge permanente. Des charges brusques mais répétées et continues peuvent également causer ce type de lésions.


Le syndrome du canal carpien : Le canal carpien est une structure formée par des os, des cartilages et le tissu conjonctif du poignet. Ce canal étroit est traversé par les nerfs, les vaisseaux sanguins et les tendons qui permettent de plier et d’étirer le poignet. Lorsque les tendovagins se gonflent, le canal se rétrécit, laissant moins de place aux nerfs et aux vaisseaux sanguins. Résultat, une circulation moins bonne du sang qui peut provoquer une douleur ou une sensation de picotement voire, d’engourdissement dans la main. Outre la mauvaise circulation du sang, une pression continue provenant des bords durs du plan de travail, des outils, des os ou des tendons environnants peut également être à l’origine du syndrome du canal carpien. Cette maladie est probablement l’affection la plus fréquente parmi les troubles musculo-squelettiques. Un pour-cent environ de la population souffrirait de cette maladie, chiffre qui, selon certains auteurs, s’élèverait à 14% de la population active !


Le syndrome du canal cubital : Cette affection est due à un nerf coincé à la suite d’un contact du coude avec une surface dure. Cette affection est fréquente chez les chauffeurs de taxi et de camion.

Les syndromes de compression nerveuse : La compression nerveuse se produit à la suite de mouvements répétitifs ou d’une pression locale accrue, due par exemple à la manutention d’objets ou un contact prolongé avec une surface de travail dure ou un bord pointu. Ces symptômes peuvent donner lieu aux plaintes suivantes :
  • des picotements, une sensation d’engourdissement du membre touché;
  • des problèmes de coordination de force musculaire et d’endurance amoindries;
  • diminution du volume des muscles.
  • Le syndrome des vibrations bras - main
L’utilisation prolongée d’outils qui présentent une charge vibrante importante affecte progressivement les vaisseaux sanguins et les nerfs qui se trouvent à l’extrémité des doigts. Les effets dépendent de la durée de l’exposition et de l’intensité des vibrations. Les conséquences sont multiples, raideurs, douleurs, picotements, doigts devenant blancs.
Le port de gants trop étroits ou le travail dans le froid peuvent accentuer les problèmes : ils entravent la circulation du sang et accélèrent le développement du «syndrome du doigt blanc».
Les connaissances médicales de ces types de troubles musculo-squelettiques sont encore limitées. Mais il est certain qu’une série de causes, qui se renforcent mutuellement, sont à la base du développement de ces maladies. Il n’est jamais possible d’identifier une seule cause. De plus, il est fort possible que les symptômes ne se manifestent qu’avec un grand retard, ce qui explique pourquoi les plaintes ne seront souvent pas reconnues comme étant des troubles musculo-squelettiques.
Les symptômes ne suivent pas toujours le même modèle. Chez certaines victimes, ils se manifesteront plus vite que chez d’autres. De plus, les symptômes peuvent varier d’un travailleur à l’autre: certains travailleurs se plaindront davantage à court terme; d’autres ne développeront certains symptômes qu’à plus long terme. Il faut donner suite à chaque plainte car, dans la plupart des cas, les troubles musculo-squelettiques sont incurables.

Dernière modification le 27-04-2007, par administrateur
Chapitre : Dossiers et Activité physique